Apprendre l’anglais sans voyager, c’est possible ! Mais comment ?

Un week-end à Londres, une semaine all inclusive en Irlande, un road-trip aux États-Unis… Les voyages sont une formidable occasion de pratiquer l’anglais pour de vrai ! Mais faire un séjour linguistique ou simplement du tourisme en pays anglophone n’est pas toujours possible. Les voyages coûtent de plus en plus cher et les événements (sanitaires, politiques…) rendent parfois les déplacements à l’étranger impossibles. Alors, avec cet article, je voudrais tout d’abord briser un mythe : vous n’êtes pas obligé de voyager ou de vous expatrier pour parler anglais couramment ! Comme vous, j’ai longtemps cru que c’était nécessaire, mais au fil de mes années de pratique en langues étrangères, je peux vous dire qu’apprendre l’anglais chez soi et progresser, c’est possible. Vous en voulez la preuve ? Lisez ce qui suit…

Voyager pour apprendre l’anglais n’est pas une nécessité

Des interactions limitées en voyage…

Commençons par déconstruire cette croyance selon laquelle on ne peut pas progresser en anglais, ou en langue de manière générale, sans voyager. Si malgré tout ce que je m’apprête à vous livrer ici, vous en êtes convaincu, effectivement vous aurez du mal à progresser.

Imaginons d’abord que vous êtes un touriste en vacances à l’étranger. En 2 semaines de voyage, vous n’allez pas progresser autant qu’avec tout le travail que vous pouvez fournir toute l’année chez vous dans votre apprentissage des langues. Vous n’allez pas avoir tant d’opportunités que cela de parler anglais, ou en tout cas, ces occasions ne seront pas variées.

Alors oui, vous allez certainement acheter des billets de train ou d’avion, commander à manger au restaurant ou encore demander des horaires d’ouverture à un guichet. Cela vous permettra peut-être de : 

  • débloquer votre oral, 
  • prendre conscience que votre niveau d’anglais n’est pas si mauvais, 
  • réaliser l’importance de la langue anglaise dans le monde, 
  • apprendre de nouveaux mots. 

Mais, en dehors de cela, vos échanges en anglais avec les locaux seront limités et vos opportunités de parler et pratiquer tout autant.

…Tout comme en expatriation

Imaginons alors que vous décidiez de vous expatrier à l’étranger, dans un pays anglophone par exemple. Cela présente des avantages supplémentaires par rapport à des vacances, mais ce n’est pas non plus une solution miracle.

En tant que prof et coach d’anglais, j’ai beaucoup de clients qui n’ont pas fait tant de progrès en s’expatriant à l’étranger. Vivre et travailler à l’étranger ne vous permettra pas de parler anglais comme un natif en 6 mois et n’effacera pas forcément votre accent prononcé à l’oral. Pourquoi ? Tout simplement parce que vivre en expatriation signifie malgré tout vivre dans un environnement francophone (dans son cercle familial, amical, voire professionnel).

Alors oui, l’expatriation peut aider pour progresser, mais ce n’est pas une solution miracle.

Séjourner à l’étranger n’est pas un gage de progression

Je vais vous donner un exemple très concret. Mon amie Julie a vécu 4 ans en Slovaquie. Avant son départ, elle a pris quelques cours sur internet afin d’arriver dans le pays avec un niveau « de base » (A1 sur l’échelle CECRL). Elle a trouvé un travail sur place, mais comme elle ne parlait pas bien slovaque, les échanges avec ses collègues se faisaient en anglais ou en français, car elle travaillait dans un service où il y avait d’autres francophones. Chez elle, elle parlait en français avec son conjoint et ses amis sur place étaient presque tous Français. Au final, elle ne parlait slovaque que dans les commerces et lors des cours du soir qu’elle prenait à l’université. Au bout de 4 ans dans ce pays, elle n’a atteint « que » le niveau B1… On est loin du bilinguisme !

J’ai personnellement été dans plusieurs situations dans lesquelles voyager m’a permis de progresser en langues et d’autres dans lesquelles ce n’était pas le cas. J’ai par exemple vécu en Écosse, dans le cadre d’un programme Erasmus, pendant 4 mois. Mon niveau d’anglais n’a pas vraiment décollé pendant cette période. J’ai, au contraire, constaté une bien meilleure progression dans mon apprentissage, une fois rentrée en France, en m’y mettant vraiment, car je souhaitais devenir prof d’anglais.

J’ai vécu également 6 mois en Espagne, toujours en Erasmus, et cette fois-ci mon niveau d’espagnol a vraiment progressé, notamment sur ma capacité d’expression orale. Je vivais avec une Colombienne en colocation, j’ai beaucoup voyagé, et j’ai pu parler la langue au quotidien.

Enfin, j’ai également enseigné l’anglais à des enfants au Vietnam pendant 3 mois, mon environnement professionnel et amical était anglophone. Je n’ai donc pas appris beaucoup de mots en vietnamien, alors que j’aurais aimé en apprendre plus.

J’espère vous avoir convaincu que voyager, étudier ou vivre à l’étranger n’est ni la seule option ni une solution miracle pour progresser en anglais ou dans d’autres langues.

Apprendre l’anglais chez soi, les solutions qui fonctionnent

Si vous souhaitez progresser en anglais, vous pouvez très bien le faire depuis chez vous (et à moindre coût). 

Si je reprends l’exemple de mon amie Julie, sachez que celle-ci a été très déçue de ne pas pouvoir atteindre le niveau C1 en slovaque. Elle pensait qu’apprendre cette langue serait une formalité, car elle avait déjà un niveau C1 en russe, sans jamais avoir mis les pieds en Russie ! Alors pourquoi a-t-elle réussi en russe et pas en slovaque ? Voici mon analyse…

1- L’immersion, la clé de la réussite

En Slovaquie, Julie ne s’est pas immergée dans la culture et dans la langue autochtone. Elle est restée dans sa zone de confort avec un cercle d’amis et de collègues avec lesquels elle pouvait parler en français. Hormis ses cours du soir et ses sorties au supermarché, elle ne pratiquait pas le slovaque. Même à la télévision, elle regardait les chaînes françaises !

Si vous voulez progresser en anglais depuis votre canapé, vous devrez donc reproduire des conditions d’immersion dans la langue de Shakespeare. 

Il existe 2 composantes de l’immersion en langue étrangère :

  • input (entrée) : absorber, entendre, apprendre. Cela passe par le fait d’écouter de la musique, de regarder des films et des séries, d’écouter des podcasts ou de lire en anglais tous les jours.
  • output (sortie) : pratiquer, écrire, parler. C’est cette composante de la pratique, notamment orale, qui est plus difficile à mettre en œuvre sans voyager. Mais ce n’est pas impossible de la reproduire chez soi. Vous pouvez :

Cette partie output est très importante, car c’est justement celle qui manque le plus lorsqu’on apprend l’anglais en autodidacte et sans voyager. Une erreur courante est d’emmagasiner énormément d’informations, beaucoup de mots de vocabulaire et de règles de grammaire, sans jamais les mettre en application. Utiliser l’anglais quotidiennement vous aide à retenir le vocabulaire et à mettre en pratique concrète la grammaire.

➡️ Pour aller plus loin : Comment créer sa propre routine pour apprendre l’anglais efficacement ?

2- La nécessité, un facteur pour booster votre anglais

Comme vous avez pu le voir, Julie n’avait pas besoin du slovaque au quotidien. Elle pouvait se débrouiller sans et cela a été fatal à sa progression. 

Ainsi, si l’on veut progresser de chez soi sans voyager, il faut donc reconstituer cette idée de but plus fort, en se donnant un objectif concret à atteindre. Cela va vous aider à vous motiver et à apprendre sur le long terme. Il peut s’agir d’obtenir un certain niveau, de passer le TOEIC, d’obtenir un job ou, justement, de programmer un voyage.

Si vous êtes motivé, régulier et impliqué, vous progresserez plus en 6 mois de chez vous, qu’en 1 an à l’étranger !

👋 Hey ! Vous cherchez de bonnes raisons d’apprendre l’anglais et de rester motivé ? C’est ici ! 

En bonus, un site pour voyager pas cher

Apprendre l’anglais chez soi, c’est possible ! Mais si vous souhaitez tout de même voyager pour continuer à mettre en pratique votre anglais, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site Workaway. Il s’agit d’une plateforme qui propose des échanges culturels, des séjours de vacances-travail et de volontariat dans plus de 170 pays dans le monde. Vous êtes nourri et logé en échange de quelques heures de travail par jour. Cela peut être en ONG, dans des écoles ou des familles.

Vous pouvez être hébergé chez l’habitant, ce qui vous permet de progresser plus que si vous voyagiez en tant que touriste pendant quelques semaines.

J’ai moi-même utilisé le site pour enseigner l’anglais au Vietnam pendant 3 mois et travailler dans un restaurant en Suède pendant 2 semaines.

💡 À lire aussi : Les 76 phrases INDISPENSABLES à connaître pour voyager sereinement.

Et voilà ! Vous savez maintenant qu’il est possible d’apprendre l’anglais depuis chez soi et de rendre cet apprentissage aussi efficace (voire plus) qu’un séjour à l’étranger. Pour cela, vous devez reproduire deux grands principes : l’immersion et la nécessité. À vous de jouer !

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Léa English

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